Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) a célébré le 44ᵉ anniversaire de l’accès à la présidence de Paul Biya le vendredi 6 novembre 2026, en marge des prochaines élections législatives et municipales. Sous le triptique « fidélité, mobilisation, sérénité », le secrétaire‑général du comité central, Jean Nkuété, a réuni des militants à travers le pays et dans la diaspora pour marquer la première année du huitième mandat du président.
Le parti a présenté la journée comme un bilan institutionnel et une vitrine d’unité autour du chef de l’État. Les cadres locaux ont reçu l’ordre d’investir le terrain afin de sécuriser les circonscriptions et d’affirmer la domination du RDPC sur le champ électoral à venir.
Le climat politique reste tendu. Les répercussions de la présidentielle du 12 octobre 2025 continuent de diviser le pays. L’opposant Issa Tchiroma Bakary maintient sa contestation des résultats et réclame toujours la victoire. Sur le plan institutionnel, le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) subit une suspension de trois mois prononcée par le ministère de l’Administration territoriale, décision contestée par son leader qui refuse de participer aux futurs scrutins.
À Mbouda, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a dénoncé des pressions ciblées et l’interpellation de son responsable local, Fomekong Ernest, et a exigé sa libération faute de charges légales.
Ainsi, alors que le RDPC renforce ses rangs, l’opposition continue de réclamer la restauration de la confiance électorale et le respect des libertés publiques, soulignant une fracture entre la continuité de la gouvernance et le dialogue politique.
<small>Source: 237actu — read the original story there.</small>